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Rester couché, c'est épuisant !

 

Moins de 48 heures d'alitement suffisent pour que notre corps commence à souffrir. Alors, pour vivre en forme, surtout ne vivons pas couchés !


Dans les blés ou sur des coussins, sur le sable ou sur la moquette, se pieuter, se vautrer, s’aliter, bref s’allonger évoque, ça va de soi, le repos mais aussi la lascivité, le farniente. La position couchée est la seule que l’on regrette dès qu’il nous faut la quitter.

Et à la question : "Que faites-vous au lit à part dormir?",63 % des Français répondent l’amour ; 53 %, lire ; 31%, écouter de la musique ; 26 %, regarder la télévision ; 11 %, téléphoner ; 24 %, prendre le petit déjeuner. En somme, que des choses agréables.

La position allongée entraîne un véritable traumatisme

Si le commun des mortels ne passe qu’un tiers de sa vie couché, Pierre Fluchaire rappelle, dans son livre la Révolution du lit (éd. Artulen), que de nombreux hommes célèbres ont eu le privilège de garder la position horizontale presque 24 heures sur 24. Colette et André Gide, par exemple. Rossini, qui composa bon nombre de ses opéras sur ses oreillers. Ou encore Proust qui, pendant les nombreuses années qu’il passa à écrire A la recherche du temps perdu, quitta rarement sa couche. Quant aux Romains, signale Pascal Dibie dans son Anthologie de la chambre à coucher (éd. Grasset), ils vouaient un véritable culte aux lits sur lesquels ils dormaient, lisaient, écrivaient, mangeaient, recevaient. Les plus riches se faisaient même véhiculer dans les rues de Rome sur d’immenses litières -- les lectica -- portées par six ou huit esclaves.

Comment tous ces amateurs du sofa en continu auraient-ils pu savoir qu’à ne pas vivre debout ils altéraient leur santé? Pourtant, tous les médecins spécialistes de la rééducation sont formels. Rester allongé agit comme un traumatisme dont les conséquences peuvent se manifester au niveau de tout l’organisme : fonte musculaire, risque de raidissement des articulations, problème de transit, etc.". Celui qui voudrait imiter "Alexandre le Bienheureux" s’expose à la constipation, aux coliques néphrétiques, à l’ostéo­porose et à une désadaptation cardiaque à l’effort", précise le professeur Pierre Minaire, chef du service de rééducation du CHU de Saint-Etienne.

Car il faut se rendre à l’évidence nous sommés bâtis pour vivre debout et lutter contre la pesanteur. Et cela ne date pas d’hier, puisque voilà 1,5 million d’années qu’Homo erectus s’est dressé sur ses pattes arrière pour marcher.

"De la respiration à la digestion, notre organisme s’est tellement adapté à cette nouvelle attitude qu’il commence à se détériorer après 48 heures d’alitement", explique le professeur Claude Hamonet, chef du service de réadaptation médicale de l’hôpital Henri Mondor, à Créteil.

Dormir en chien de fusil est, de loin, la position idéale.

"L’impact de la position couchée sur l’organisme humain n’aurait sans doute jamais passionné la communauté scientifique internationale si elle n’avait concerné que les malades ou les personnes âgées, remarque le professeur Minaire. Mais nous nous sommes aperçus que les cosmonautes, du fait de la microgravité, présentent les mêmes troubles. La recherche spatiale bénéficie donc aujourd’hui aux paralysés et aux vieillards grabataires. C’est très moral, non?"

Alors pourquoi dormons-nous allongés? Est-ce une aberration de l’évolution? Faut-il en conclure que, pour vivre en forme le plus longtemps possible, il faut abandonner notre lit et nous installer dans un sac de couchage pendu au portemanteau? Loin s’en faut. Les huit heures de position couchée accordées au sommeil ne nous font pas de mal, au contraire. C’est une lapalissade : nous dormons pour nous reposer. Plus nous nous enfonçons dans le sommeil, plus nos muscles se relâchent et plus l’on récupère. C’est pendant la phase des rêves, au cours du sommeil paradoxal, que nous sommes le plus détendus. Impossible de tenir debout pour rêver, il faut s’abandonner, s’avachir et la position couchée reste encore ce que l’on a fait de mieux. Restent ceux qui se demandent comment dormir couché. Sur le ventre, cela accentue la cambrure du dos et crée une rotation du cou. Sur le dos, cela fait ronfler. De l’avis des spécialistes, la position en chien fusil est idéale. Et si l’on ignore comment dormait Lucy, notre lointaine ancêtre, on sait que les néandertaliens avaient déjà choisi cette position.


Isabelle Verbaere avec le Pr Claude Hamonet

Paru dans le mensuel "Ça m'intéresse" Mars 1994


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