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Maltraitants... en quatre actes

La maltraitance n'est pas toujours un acte conscient, 80 % des cas sont recensés dans les familles, à domicile. Quatre exemples pour quatre histoires pas si simples, pour quatre vies bousculées, rencontrées et racontées par l'équipe de l'hôpital Saint Jean de Dieu à Lyon.

Une femme de parole

Un couple uni, aimant. Pour lui commence, un jour la longue pente du déclin. Pour elle, ce même jour, commence une autre descente aux enfers : celle de l'accompagnement. Mais pour le meilleur comme pour le pire, elle a juré à son époux que jamais, au grand jamais, il ne partirait dans une institution. Il avait déjà payé son engagement de résistant par les camps. Plus jamais d'autre déportation..; Et pourtant le quotidien devient intenable ; Jean est devenu dément. Petit à petit, Rosé attacher à son siège, puis le sangler dans son lit déjà entouré de barreaux, puis un jour commander une sorte de couvercle pour poser sur ce lit... Tout un processus inconscient qui vise à répondre à une seule loi, morale : ne pas être parjure. C'est un médecin généraliste qui va signaler ce cas au psychiatre afin de faire comprendre à Rosé... qu'elle avait mis Jean en cage.

Un "saint laïque"

S'il fallait définir Pierre, ce serait une sorte de saint laïque. C'est ainsi tout du moins que le voient son médecin, mais aussi ses amis, ses voisins, sa famille. Pierre est militant, altruiste, défenseur des droits de l'Homme. A près de 80 ans, il est le même, toujours prêt aux combats. De Violetta, son épouse mais aussi sa compagne dans tous ses engagements, il est très amoureux. Puis, insidieusement, arrive la maladie de Parkinson : Violetta, peu à peu, va s'écarter de leur route commune sur d'autres chemins de plus en plus impraticables pour Pierre. Pourtant, il ne baisse pas les bras : il va vendre la maison, louer un appartement adapté, s'informer, se former pour rester à ses côtés. Mais l'état de Violetta se dégrade, au point que Pierre ne fait plus face. Il devient malgré lui maltraitant. Impossible d'en parler à ses enfants, à ses amis, à ses voisins. Et puis un jour, il a envie de la frapper. C'est le déclic. Pierre, de lui même, fera appel à une équipe spécialisée.

Le fils modèle

Walli a quarante ans. Il vit dans la région et apprend un jour que sa mère qui habite dans un pays du Tiers Monde, est partie de son village et erre de ville en ville sans but. Il part là-bas et la ramène en France pour s'en occuper. Ici, elle recommence son errance, ses fugues. Voulant la protéger à tout prix, Walli va commencer par bloquer portes et fenêtres, puis les volets, ferme tout à clef. Puis un jour, il va l'enchaîner. Là aussi c'est un tiers qui va intervenir et accompagner la mère et le fils, en totale détresse vers des services spécialisés. Et afin de casser les chaînes, il faudra tout d'abord libérer la parole.

Un soignant peu soigné

Jeune interne, Yves avait choisi la gériatro-psychiatrie. Sa seule arme, culpabiliser, menacer. Quand arrivait la période des vacances, il accusait les enfants de systématiquement laisser "leurs vieux" à l'hôpital, au moment de leur départ. Stigmatisant et moralisant, il allait créer une véritable psychose tant du côté des personnes âgées que des familles. Jusqu'au jour où un médecin lui a suggéré d'inverser la question : les vieux ne tomberaient-ils pas tous malades en apprenant le départ de leurs enfants ? Chantage sur ces derniers, mais aussi plus simplement angoisse de se retrouver seul, à l'abandon. Pour Yves, impossible de se détacher de ce discours violent. Le jeune interne a dû revoir sa copie et changer d'orientation.

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